Un ciel étoilé. Une pleine lune, ronde et protubérante. Le vent de l'hiver. Et toi au bord de cette falaise, hésitant encore et toujours à sauter. Que se passerait-il si tu laissais les longues plaines rassurantes du passé et que tu te jettais dans le goufre du futur ? Tu es pieds nus et tes orteils se resserrent contre la limite du précipice. De plus en plus fort sur la pierre gelée jusqu'à en devenir blanchâtres. Des piquotements montent le long de tes chevilles. Regardes ! Même ton corps refuse d'avancer ! Tant de questions qui s'entrechoquent dans ta tête. Tu hurles à t'en casser la voix, esperant de tout ton être que ce cri brûlant fera fondre tes pensées. Tu t'arrêtes quand tu n'as plus assez de salive pour déglutir. Tu es assoiffée d'amour. Des rafales glacées se lèvent puis t'entourent alors que doucement, tu tombes au sol. Secouée de spasmes, en pleurs, chamboulée et surtout terrifiée, tu restes à terre, étouffant à moitié. Mais toujours vivante. Tu vis ton présent dans le passé qui fait fuir ton futur. Le jour viendra où quelqu'un te poussera dans le vide noir d'un coup violent. Mais ce moment n'est pas venu et tu décides donc de ne plus bouger, attendant, osant à peine respirer. Les yeux grands ouverts.

Un ciel étoilé. Une pleine lune, ronde et protubérante. Le vent de l'hiver. Et toi au bord de cette falaise, hésitant encore et toujours à sauter. Que se passerait-il si tu laissais les longues plaines rassurantes du passé et que tu te jettais dans le goufre du futur ? Tu es pieds nus et tes orteils se resserrent contre la limite du précipice. De plus en plus fort sur la pierre gelée jusqu'à en devenir blanchâtres. Des piquotements montent le long de tes chevilles. Regardes ! Même ton corps refuse d'avancer ! Tant de questions qui s'entrechoquent dans ta tête. Tu hurles à t'en casser la voix, esperant de tout ton être que ce cri brûlant fera fondre tes pensées. Tu t'arrêtes quand tu n'as plus assez de salive pour déglutir. Tu es assoiffée d'amour. Des rafales glacées se lèvent puis t'entourent alors que doucement, tu tombes au sol. Secouée de spasmes, en pleurs, chamboulée et surtout terrifiée, tu restes à terre, étouffant à moitié. Mais toujours vivante. Tu vis ton présent dans le passé qui fait fuir ton futur. Le jour viendra où quelqu'un te poussera dans le vide noir d'un coup violent. Mais ce moment n'est pas venu et tu décides donc de ne plus bouger, attendant, osant à peine respirer. Les yeux grands ouverts.
Photo souvenir : à la Gay Pride 2008 avec sa Lilly*

Je cesse d'aimer. Je ne suis que pure haine. Haïr au plus profond de moi même. Arracher les pétales de l'espoir, les écrabouiller. Toutes les écrabouiller ces fleurs. Leurs couleurs m'éblouissent alors que je veux rester aveugle. Laissez-moi, seule. Laissez la pluie s'abattre sur moi, le tonnerre, les éclairs, les puissantes tornades. Ne vous battez pas pour me sauvez, je suis perdue au fond de Tout. Je suis terrée sous les tranchées et j'entends les bombes. Je tremble, trempée jusqu'aux os par l'averse. Les pleurs m'assourdissent ainsi j'ai décidé de faire barrage aux larmes. Je ne veux plus rien. Arrêter le temps et le bonheur, les capturer avec mon fusil puis les enfermer dans une fiole de cristal. Prison de qualité pour votre vie. Arrêtez ! Arrêtez de rire ! Arrêtez toutes ces émotions inutiles ! Arrêtez je vous pris...Ne plus bouger, ne plus marcher, ne plus danser. Ne tentez même pas de creuser. Vous êtes condamné par la justice : rendez votre sourire, l'abus du bonheur est trop dangereux pour votre c½ur.

# Posté le lundi 19 janvier 2009 17:18

Modifié le dimanche 01 mars 2009 08:25

Le bonheur de vous revoir.

Le bonheur de vous revoir.
Tu t'allumes une cigarette. Il pleut. Il est 17h30. Enfin les vacances. Plus tard, sereine, tu avances parmi les flocons, comme des plumes qui tomberaient sur la ville. Tu t'arrêtes un instant et tu admires la beauté des feux, du va-et-viens de voitures, des lumières qui tourbillonnent, toutes floutées par la neige. Et la première pensée qui te viens à l'esprit : ils devraient tous être là pour voir ça.

Rosita aurait pris des milliers de photos, tant avec son appareil qu'avec ses yeux. Et on aurait été obligé de la trainer de force pour qu'elle arrête. Glad' et Miss Gros Lolo auraient couru comme des dingues sous la neige, en essayant de bouffer les flocons et en les laissant fondre sur leurs langues. La Russe aurait tenté de s'allumer une clope pour apprécier de fumer sous la neige, mais aurait gueulé parce que sa cigarette aurait été mouillé par un malheureux flocon. La clope se serait cassée et Marion se serait foutue de sa gueule. Lilly* aurait gueulé pour ses cheveux et nous gonflerai avec des 'allez on rentre...'. Papa aurait regardé Miss Gros Lolo au loin et aurait dit 'elle est belle ta mère, hein?' Ilyes l'aurait regardé et lui aurait fait 'elle est surtout conne, ouai'. Ils auraient commencé à se battre. Ma Chose pour les séparer, leur aurait lancé une boule de neige et serait pris une grosse dans la gueule en retour. Gabou aurait éclaté de rire en nous regardant 'il est beau mon fils, hein? même s'il est un peu con...'. La bataille aurait commencé et on s'est pas trop comment Marjo se serait retrouvé couverte des pieds à la tête de neige. Le Porc-Tout-Gay voudrait plus l'approcher. Il aurait rit avec ce fameux rire tout moche -parce qu'il rit toujours pour rien- devant Ilyes, Papa et ma Chose qui auraient fait un concerto de gogols qui aurait d'ailleurs fait flipper une vieille. Pour marquer le coup, Tomtom aurait clamé l'heure du join et Lilly* aurait approuvé à la suite d'un magnifique rot que le Malgache n'aurait pas réussi à battre. En plus, il aurait gueulé car j'essayerai de jouer avec ses toutes pitites bouclettes... Elo aiderai Marjo à se nettoyer. Et pour finir, Rosita, Glad et moi aurions montré nos seins aux voitures qui passaient, juste pour entretenir notre réputation de gourgandine. Candou nous aurait fait une démonstration de Hip hop, parce que la voir danser c'est l'orgasme et sous la neige c'ets carrément l'évanouissement. Et là on s'est pas trop pourquoi Glad et moi aurions commencé notre démarche Chexy.

Je vous aime.

# Posté le mardi 10 février 2009 08:24

Modifié le dimanche 01 mars 2009 08:40

« I say Love, it is a flower and you, it's the only seed... »

« I say Love, it is a flower and you, it's the only seed... »
L is for the way you look at me
O is for the only one I see
V is very very extraordinary
E is even more than anyone that you adore and love

It's all that I can give to you
Love is more than just a game for two
Two in love can make it
Take my heart but please don't break it
Love was made for me and you...



Extrait de L.O.V.E., Joss Stone.
Photo : Nakiru

# Posté le mercredi 25 février 2009 16:05

Modifié le dimanche 01 mars 2009 14:05

You can't stop the beat, Hairspray.

Never forget...
There's a light in the darkness.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 16:50